Welcome to the real world

comme un coup de projecteur. dans le film, le personnage secondaire dit "welcome to the real world". bienvenue dans le monde réel. quelle réalité? la réalité? ma réalité? je suis le centre de mon monde. la petite particule autour de laquelle gravitent les autres. ne me blamez pas, qui ose vivre sans prétention?
la vie me perturbe. avec les mots j'essaye d'exprimer ce que je ressens mais quels sont ils? à quel code j'obéis? lesquels sauront le mieux transcrire les émotions? qui comprendra? qui décrira?
j'ai dans la tête des tas de questions : de la plus inutile à l'utime : qu'est-ce que j'fous là?

perfectionnisme, lunatisme, paranoïa, égoïsme, contradictions et instabilité... au moins vous pourrez pas dire que vous n'étiez pas prévenus...

"Alors je crois qu'écrire, pour un médecin comme pour n'importe qui, c'est prendre la mesure de ce qu'on ne se rappelle pas, de ce qu'on ne retient pas. Ecrire c'est tenter de boucher les trous du réel évanescent avec des bouts de ficelle, faire des n½uds dans des voiles transparentes, en sachant que ça se déchirera ailleurs. Ecrire ça se fait contre la mémoire et non pas avec. Ecrire c'est mesurer la perte."

"Andy Warhol looks a screen, hang him on my wall"
Welcome to the real world

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 08:04

Modifié le vendredi 28 août 2009 14:08

"il m'en aura fallu du temps pour comprendre qu'il ne se passe rien si l'on sait attendre. comprenne qui pourra mais rien de moi ne restera..." Benjamin Biolay

"il m'en aura fallu du temps pour comprendre qu'il ne se passe rien si l'on sait attendre. comprenne qui pourra mais rien de moi ne restera..." Benjamin Biolay
fantasme. égocentrisme non assumé. à la gainsbourg:
signalement : thanatophobie permanente. au pays de la paranoïa. lunatique.


je me sens parfois comme déconnectée de ma réalité. je rêve d'un Truman show dans la vie réelle. je rêve d'une explication à tout. je suis capable de me prendre la tête toute une nuit à chercher à concevoir l'infini. j'ai peur de me cogner contre un mur, contre mon ignorance. j'ai peur de la fatalité, de la régression à l'infini. j'ai peur des questions sans réponse. on m'a dit que le plus important était de se les poser mais maintenant que c'est fait, où cela me mène t-il? j'ai peur de ne pas savoir. je cherche la stabilité. je crois que je cherche l'amour sous toutes ces formes. j'ai peur de faire dans le lieu commun mais je crois que c'est ce sentiment qui me libère de mes angoisses de mort. et croire en la postérité?

"vouloir se survivre, c'est d'une arrongance monstrueuse. la seule façon de se survivre, c'est de procréer. comme les chiens." Serge Gainsbourg


# Posté le lundi 16 juillet 2007 11:21

Modifié le mardi 04 août 2009 07:58

Lunatico?

Tu te réveilles le matin, la mort au ventre, le souffle court et le coeur meurtri.
Comment fais-tu pour t'endormir l'esprit libre, le coeur en fête en écoutant "Free" de Stevie Wonder?

# Posté le lundi 23 juillet 2007 06:30

Modifié le mardi 04 août 2009 08:04

" les néons de la nuit "

quand j'ai les vapeurs d'alcool, quand j'ai l'ivresse qui m'appartient : je pars dans une quête.
"à midi je suis dans mon lit et je rêve de quelque chose à minuit je suis dans la ville et je cherche quelque chose"
je riais dans les bars, je vais sourire bêtement sur les bouts de rue en face des néons très allumés.
"la nuit nous ramène soumis". la nuit couplée aux vapeurs d'alcool me fait tordre mon corps en deux, elle me pousse à chercher. je cherche partout un petit brin d'amour, des fois je cours très vite, des fois j'erre en avançant tout doucement, je chuchote des chansons rassurantes que personne n'entend. je ne supporte pas qu'une personne inconnue me touche et je continue à chercher. et si je trouve sur la route un de ceux qui m'a un jour donné une démonstration d'affection, je le serre dans mes bras. peut-être un peu trop fort. je suis le petit animal qui quémande de l'amour ou juste un peu de tendresse. à travers leurs yeux je retrouve les siens, à travers des gestes rassurants je retrouve l'atmosphère gelante mais pourtant rassurante. je continue toujours ma quête. à la recherche de... et je me réveille le matin, il n'est pas revenu. heureusement, je n'ai pas trop cherché. il serait capable de ressurgir.

"à quoi ça me sert si toute ma vie n'est qu'une pauvre comédie?"
" les néons de la nuit "

# Posté le samedi 28 juillet 2007 12:08

Modifié le lundi 17 août 2009 11:17

"Je ne veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même" Gainsbourg

Balavoine disait : " De toute façon je suis hypermétrope, ça veut dire que je ne vois pas bien de près. Je suis trop près de moi-même pour me voir et en parler."

Moi, je suis myope, je ne vois pas de loin, je vois flou au-delà d'un mètre et je passe la plupart de mon temps sans correction (habituée à ne pas avoir de lunettes). Donc je suis trop centrée sur moi-même, je vis dans un monde non-réaliste car déformé, non conforme à la réalité. Je vous vois tous beaux, habiles et étonnants. Je ne vois que moi, laide et banale.
Dès que vous m'approchez, je souffre de constater votre immonde humanité.


Je me suis habituée à cette fiction. C'est quand je vois le monde qui m'entoure tel qu'il est, que mes yeux commencent à me piquer. Mon monde est flou, je ne supporte pas son effarante netteté. Je ne sais pas si vous comprenez, mais moi j'y suis habituée. Je ne me vois pas telle que je suis et je ne vois jamais votre vraie nature. Le soleil m'aveugle et cette masse humaine grouillante aussi. Je ne peux regarder quelqu'un dans les yeux si je sais qu'il me voit comme je ne me vois pas.

Le clin d'oeil orangé de la talentueuse Björk.
"Je ne veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même" Gainsbourg

# Posté le lundi 06 août 2007 14:27

Modifié le dimanche 03 mai 2009 08:08

I love Serge

I love Serge
je vais et je viens entre tes reins et je me retiens !

On parle souvent de rencontrer sa moîtié. Je ne suis pas romantique pour deux sous mais j'avoue qu'il s'agirait pour moi de rencontrer un être un peu spécial. Celui qui me prendra par la taille, qui posera ses mains sur ma poitrine, derrière moi, son visage soufflant dans mon cou. Nous danserions tout deux, sur La décadanse et nous ferions l'amour sur Je t'aime moi non plus. On pleurera tous les deux en écoutant l'album Melody Nelson et nous tripperons comme des fous avec Dispatch Box. Je la veux cette vie gainsbourienne. Tu seras misogyne, je serai celle qui te fera aimer la femme. Je briserai ton coeur à la Birkin, je ferai frissoner ton corps à la Bardot...
Je te l'offrirai ta charlotte aux fraise et tu l'aimeras et tu pourrais tout surmonter pour elle.
J'accepterai tes états d'ivresse, on l'aura nous cette ivresse de vivre.
Qui sera aussi sensible que moi à ces textes? Qui écoutera attentivement Variations sur Marilou?
Tu seras aussi méchant que moi, une sorte de réplique à Manon à toi tout seul, tu seras sadique et rireras de tout mais à la fois masochiste, souffrant de tout mais aimant tellement ça. Tu seras laid comme moi, mais ta beauté sera esthétique, comme Serge. Tant mieux. Je serai l'unique à t'aimer. Et c'est d'ailleurs un peu pour ça que tu m'aimera. Tu joueras un jeu avec tous, sauf avec moi où tu seras vrai, sensible, impudique et vivant.


Je ne te connais pas encore, être tant rêvé, mais je t'aime déjà.
Toi non plus?

Melody voulut revoir le ciel de Sunderland
Elle prit le 707, l'avion cargo de nuit mais le pilote automatique aux commandes de l'appareil fit une erreur, fatale à Melody

# Posté le lundi 06 août 2007 17:07

Modifié le lundi 17 août 2009 11:18

No comment.

"Johnny : - Et toi tu m'aimes un peu quand même?

Krass: - Ce qui compte c'est pas de quel côté j'te prends, c'est le fait qu'on s'mélange et qu'on ait un coup d'épilepsie synchrone. C'est ça l'amour et crois-moi c'est rare."

Extrait du film Je t'aime moi non plus.

"Hey Johnny Jane, tu balades tes cheveux courts, ton teint livide à la recherche de ton amour-suicide. Ne fais pas l'enfant, ne sois pas si stupide, regarde les choses en face, sois lucide. Hey Johnny Jane, écrase d'un point rageur ton oeil humide : le temps ronge l'amour comme l'acide.."

Gainsbourg
No comment.

# Posté le lundi 06 août 2007 18:31

Modifié le lundi 17 août 2009 11:21

« I'm a poor boy, nobody loves me... »

« I’m a poor boy, nobody loves me… »
L'espoir m'a tendu à nouveau la main en à peine deux minutes trente, le temps de lire ces mots peu banals. Il m'a serré dans ses bras et m'a donné le courage d'y croire encore, d'y croire pour rien, de ne croire qu'en cette illusion.
Amour. Je ne connais pas. Sentiment vrai. Non plus. Je fais semblant d'aimer, je me force, j'essaye juste de m'occuper l'esprit. Partout où je vois une petite lumière, j'y accorde un intérêt, je fais naître l'amour un peu partout, trop habituée à ce que ce sentiment naissant s'éteigne aussi vite qu'il ait prit vie. Et quand il naît à plusieurs endroits différents, synchroniquement (ça se dit ?) bah là t'es bien emmerdé.
J'ai l'amour pathologique. Je n'arrive pas à rencontrer quelqu'un et à l'aimer. Je ne commence à aimer que si l'on me fait du mal. Les facteurs peuvent être variés. Il suffit qu'il me trompe, me détruise de n'importe quelle façon ou qu'il me jette pitoyablement, et là l'amour naîtra enfin en moi et me plongera dans une souffrance puisque je n'ai aimé l'être concerné qu'une fois disparu.
Je n'aime que les gens qui partent, qui me méprisent. J'adule les gens immondes, ceux qui paraissent beaux mais qui ont en fait une âme solitaire et profondément horrible. Ces gens-là me fascinent, je ne ferai jamais parti d'eux.
L'espoir m'a tendu à nouveau la main. J'aimerai pouvoir lui expliquer qu'il est maintenant temps de tout recommencer mais comment faire comprendre à quelqu'un que tu lui demandes de ne pas trop t'admirer ?

Ne sois pas trop proche de moi s'il te plaît, « je ne peux t'aimer si je t'ai ».


# Posté le lundi 27 août 2007 11:19

Modifié le lundi 11 mai 2009 15:09

"il se peut bien que tu regrettes mais tu ne t'es pas retourné, et l'horizon vient de changer, que tu es loupé ça c'est bête! la ville a sorti sa palette, le ciel vient à peine de brûler, ses braises se sont éparpillées, en mille étoiles dans nos têtes..." Jamait

On dit que l'amour rend aveugle. J'ai bien compris, mais je ne crois pas que ce soit vraiment au sens auquel on l'entend. D'accord, l'amour rend aveugle, l'être aimé est toujours idolâtré. On pense que c'est le plus beau, le plus fort, le plus intelligent, et puis quand vient le jour de la rupture il devient soudain plus... insignifiant ! Mais surtout, l'amour nous ferme les yeux sur nos angoisses de mort. J'ai constaté que c'est seulement les jours où j'ai de l'amour à donner, un c½ur avec qui partager, que j'oublie mes idées de mort. (désolé, c'est un thème récurrent chez moi, cette peur de la mort...)
L'amour (pour mon cas personnel, je dirai plutôt l'amour-illusion) me fait oublier que je suis mortelle, et me permet d'échapper un peu à ces pulsions. Je me sens un peu comme au paroxysme de la vie, plus rien ne m'atteint, je me sens flotter dans un état de bonheur où tout me réussit, personne ne me résiste, je suis capable de tout. Et c'est quand tout s'effondre, quand plus personne ne m'aime, quand je quitte son lit un matin en sachant que je ne reposerai jamais ma tête sur son oreiller, c'est là que je sens la mort revenir à moi. C'est un froid intense qui me traverse, les yeux secs bien entendu, je regarde la mort et la salue. Nouvelle compagne de mes journées mornes et solitaires. Que l'on est triste lorsque l'on n'a personne à aduler ! Je cherche partout, je cherche un petit bout, un sourire sur lequel me fixer. Mais cela est purement intéressé, juste pour combler un vide. Je ne cherche pas à me sentir aimée, je cherche juste à me sentir aimer. L'un n'implique pas l'autre et c'est dommage.
Mon c½ur est éteint, mais pour combien de temps ? Je recherche juste quelqu'un à aimer pour faire fuir mes angoisses et ces démons qui m'obsèdent tant.
Est-ce que cela veut dire que je n'ai que de faux sentiments ?

« Et puis se bander les yeux, toujours se bander les yeux pour être heureux... »

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 10:25

Modifié le mardi 04 août 2009 08:01

"Dépression au dessus du jardin, ton expression est au chagrin, tu as lâché ma main comme si de rien n'était-de l'été c'est la fin, les fleurs ont perdu leur parfum, qu'emporte un à un le temps assassin..."

Bien sûr je souris toujours, le monde s'est pas arrêté de tourner et je me lève toujours, tous les matins pour aller bosser. Bien sûr que tu vis toujours et que bientôt tu m'auras complètement oublié. Bien entendu mes yeux ne pleurent pas et je suis loin d'être malheureuse de toi. Mais pourquoi tes yeux ne me regardent déjà plus ? Ils n'ont pas brillé suffisamment longtemps. Bien sûr que t'es pas là, et que tu m'aimes pas. Cela dit moi non plus mais quand même, ce n'est pas très correct tout ça. Pourquoi tu ne reviens pas ? Pourquoi t'évites mes questions permanentes ? Oui, elles sont soûlantes, mais je t'en prie, soulage-moi. Prends-moi dans tes bras, embrasse-moi comme si tu m'aimais, comme avant quand on faisait semblant, tiens-moi du bout des doigts et fais-moi rire aux éclats. J'aimerais que tu me fasses croire à tout ça, maintenant je pourrai parce que maintenant que c'est impossible, j'y crois vraiment. Embrasse-moi partout, fais-moi ronronner comme un chat. Dis-moi les mots qui font sourire, ceux que je n'ai jamais voulu te dire. Ceux que tu disais en riant, moi j'les pensais vraiment mais t'étais loin d'en être le destinataire... Maintenant je te les dirai ces mots-là, je te promets demain je te les dirai, et tu y croiras, et tu te souviendra de moi un peu plus longtemps déjà. Je te serai soumise, je ne serai plus cette sauvage qui t'as plu au début mais qui t'as lassé à la fin. Je ne te lasserai pas de ma résistance, de ma haine de l'amour et des actes niais et des beaux sentiments. Je ne veux savourer que lorsque je ne peux plus.

Tu essayes de me faire croire en vain, que l'amour revien-dra l'été prochain ...

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 10:48

Modifié le lundi 17 août 2009 11:25